La Route du Fer en Andorre fait partie de l’itinéraire transnational de la Route du Fer dans les Pyrénées, qui inclut des installations en Catalogne, Aquitaine, l’Ariège, Guipúzcoa et Biscaye. En Andorre, la route invite à découvrir les ressources liées à l’obtention, la transformation et la commercialisation du fer. Les points d’intérêt répartis dans tout le territoire permettent de découvrir une des activités économiques les plus importantes développées en Andorre du début du XVIIe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle : par exemple, les mines, les charbonnières, l’habitat minier et sidérurgique et les forges.

Depuis la Farga Rossell, il est possible de suivre et de découvrir d’autres endroits liés au monde du fer : la mine de Llorts, le chemin des muletiers, avec un itinéraire sculptural qui rend hommage aux Hommes du Fer, la Casa d’Areny-Plandolit (ayant appartenu à un des plus importants propriétaires de forges) ou encore des produits manufacturés des forges andorranes, comme ceux que l’on peut observer à l’église de Sant Martí de la Cortinada.

La Route du Fer en Andorre est un itinéraire culturel conçu pour être découvert librement, dans l’ordre souhaité, dans sa totalité ou partiellement. Si vous souhaitez le suivre dans sa totalité, il vous faudra utiliser un mode de transport individuel. Le parcours total est de 10 km depuis la Farga Rossell, à la Massana, jusqu’à la mine de Llorts.

Itinéraire sidérurgique

Randonnée dans la Route du fer

Éléments de l’itinéraire

Entrada a la Mina de Llorts
Detall del treball en forja de la reixa de l'església de Sant Martí de la Cortinada
Façana principal de Casa d'Areny-Plandolit
Demostració del funcionament del martinet
Église de Sant Martí de la Cortinada

Église romane du XIIe siècle, agrandie aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui contient quelques éléments en fer fabriqués dans les forges du pays.

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Farga Rossell

La Farga Rossell est l’un des exemples les mieux conservés de l’industrie du fer dans les Pyrénées. La forge fut construite entre 1842 et 1846, et fonctionna jusqu’en 1876.

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Casa d'Areny-Plandolit

Résidence de la seule famille noble ayant habité en Andorre, entourée de luxes et coutumes inhabituelles dans nos vallées.

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Mine de Llorts

La partie visitable de la mine de Llorts (30 mètres) explique le processus d’évolution et de transformation du fer, depuis l’extraction du minerai jusqu’à sa préparation et son élaboration à la Farga Rossell.

Pour plus d’information

« Família Jordino », de Rachid Khimoune (Deucazeville, 1953)

« Sept personnes se retrouvent chaque année pour fêter Noël. Elles proviennent d’endroits différents mais elles font partie de la même famille : la famille Jordino. Frère, sœur, cousin, cousine ? Ces sculptures, que j’appelle « les extraterrestres » parce qu’ils ont été extraits de la terre, sont nées à partir des moules de terre urbaine fabriqués à plusieurs villes. Jeanne vient de Saint-Pétersbourg, Aeyko de Tokyo, Felipe du Mexique, Richard de Londres, Izis du Caire, Jean-Baptiste de Monaco et Titi de Paris. Une histoire lie ces sept personnages. Je vous invite à laisser voler votre imagination pour inventer cette histoire. Comme disait le poète, « tout commence ici-bas et s’achève ailleurs ». »

Família Jordino, de Rachid Khimoune (Deucazeville, 1953)

Família Jordino, de Rachid Khimoune (Deucazeville, 1953)

« Gran carro de ferro i pic », de Jordi Casamajor (Sant Julià de Lòria, 1971)

L’œuvre Grande charrette en fer et pioche représente l’union de deux éléments ancrés et intimement liés au monde de la métallurgie et de la minerie :

 -  la pioche, en tant qu’élément clé et indispensable pour extraire le fer des veines de la mine ; un élément vital, symbolique, porteur de toute la force qu’il représente ;

 -  la charrette, qui représente l’effort du transport, le symbole du chemin luimême ; elle transporte le fer jusqu’à la forge afin de le transformer.

Ces deux éléments, réels et à la fois représentatifs du chemin du fer, s’unissent pour créer une seule image plastique, un seul symbole, à travers ma sculpture. »

‘Gran carro de ferro i pic’, de Jordi Casamajor (Sant Julià de Lòria, 1971)

‘Gran carro de ferro i pic’, de Jordi Casamajor (Sant Julià de Lòria, 1971)

«El Gran carro de ferro i pic vol significar i representar la unió de dos elements arrelats i íntimament lligats al món de la metal·lúrgia i la mineria:

- el pic, com a element clau i indispensable per extreure el ferro de les vetes de la mina; element fonamental, simbòlic, portador de tota la força que ell mateix representa;

- el carro, que representa l’esforç del transport, el símbol del camí en si mateix. El carro transporta el ferro a la farga per ser transformat.

Aquests dos elements reals i alhora representatius del camí del ferro s’uneixen creant una sola imatge plàstica, un únic símbol en la meva escultura.»

« Terra, ferro, aigua i foc » (« Terre, fer, eau et feu »), de Satoru Sato (Niyagi, 1945)

« Mon lien avec l’art est constructiviste et environnemental, c’est-à-dire directement lié à la nature. J’aime l’esprit des jardins japonais, comme celui du temple de Ryo-Anji, à Kyoto, où les éléments sont en communion avec le silence. La nature sauvage de la montagne andorrane rayonne elle aussi d’une grande force silencieuse. L’eau, l’arbre, le soleil, la lune, le vent et la faune entretiennent un dialogue sans fin sur lequel apparaît la fusion du passé, du présent et du futur. Mon but est de les intégrer dans un espace universel. »

Terra, ferro, aigua i foc, de Satoru Sato (Niyagi, 1945)

Terra, ferro, aigua i foc, de Satoru Sato (Niyagi, 1945)

« L’home-de-ferro-talp-que-camina » (« L’homme-de-fer-taupe-qui-marche »), de Guy de Rougemont (Paris, 1935)

« Issu des entrailles de la terre, « l’homme de fer » marche entre les rochers sur lesquels coule l’eau claire et ferrugineuse du torrent d’en bas. Il revient chez lui, éreinté par une longue journée passée à extraire du minerai. Les aigles planent sur la vallée d’Ordino. Il ne les voit pas. Il marche comme une taupe. Les siècles s’écoulent. L’aigle est absente. L’eau ferrugineuse oxide toujours les pierres du chemin et les eaux du torrent sont toujours claires.

Les autorités de la vallée ont demandé au sculpteur de penser à l’ « homme-de-fer-taupe-qui-marche ». Il le protègera et lui évitera de tomber dans le torrent qui descend au fond du ravin, grâce à un long rideau en acier corten dont l’oxydation s’harmonisera avec celle des rochers. Il fait 12 mètres de long et 3 mètres de haut.

Découpée selon une ligne sinueuse, perforée afin d’y laisser passer le vent revigoré de la vallée d’Ordino, cette tapisserie en fer guidera l’ « homme-de-fer-taupe-qui-marche » à travers ce dangereux passage. Nous lui devions tout cela. Il a tant fait pour nous… »

L’home-de-ferro-talp-que-camina, de Guy de Rougemont (París, 1935)

L’home-de-ferro-talp-que-camina, de Guy de Rougemont (París, 1935)

« Casa de la terra i del foc », d’Alberto Carneiro (Sâo Mamede do Coronado, 1937 – Porto, 2017)

« La Maison de la terre et du feu contient la mémoire future des hommes de la vallée d’Ordino à la recherche de fer. Un cercle d’arbres, les bouleaux, entourent la maison carré dont les murs sont construits avec des pierres de la terre, une construction ancestrale qui renferme et met en relief au centre le minerai de fer transformé en matériau de triple cube.

C’est un mandala pour les constructeurs de ce chemin qui mène au cœur de la terre, à la recherche des secrets de l’épanouissement de l’être humain.

Ce mandala a été conçu à partir des sens de ce paysage profond. La nature est reflétée à travers le cercle d’arbres entourant une maison carrée sans toiture, au centre de laquelle se trouve le triple cube, symbole de l’énergie créatrice de l’Homme, agité par les métamorphoses de la matière ; ces moments où il transforme sa propre nature pour la conscience d’être art et vie. »

Casa de la terra i del foc, d’Alberto Carneiro (Sâo Mamede do Coronado, 1937 - Porto, 2017)

Casa de la terra i del foc, d’Alberto Carneiro (Sâo Mamede do Coronado, 1937 - Porto, 2017)

« Endless », de Mark Brusse (Alkmaar, 1937)

« La question en réponse : « L’art, heureusement, n’est pas raisonnable ». C’est ainsi que je répondis il y a quelques années à la question « qu’est-ce que l’art ? ». Je crois que mon pont, avec ces hommes qui font rouler ce rocher jusqu’à la rivière, est un bon exemple de ce « heureusement, non raisonnable ». Par contre, même ainsi ce n’est pas de l’art, mais en fin de compte, qu’est-ce que l’art ? ».

Endless, de Mark Brusse (Alkmaar, 1937)

Endless, de Mark Brusse (Alkmaar, 1937)

Chemin des muletiers/Itinéraire des hommes de fer

Cette partie correspond aux restes du réseau routier de base de l’époque moderne et constitue un exemple de l’importance de ces chemins à l’époque. Jusqu’au XIXe siècle, Ordino maintint d’étroites relations d’échange et de communication depuis Toulouse jusqu’à Tarragone grâce aux muletiers.

Vous pouvez commencer la route depuis la Cortinada, face à l’église de Sant Martí de la Cortinada, où à l’inverse, depuis la mine de Llorts.

La Route du Fer est une promenade sans aucune difficulté. Il est recommandé de porter des chaussures confortables et, l’été, de porter une casquette et de l’eau : vous ne trouverez pas de sources d’eau potable.

Distances du parcours :

 -  de la Cortinada jusqu’à la mine de Llorts : 4,5 km

 -  des sculptures (chemin des muletiers) jusqu’à la mine de Llorts : 1,5 km

 -  d’Arans jusqu’à la mine de Llorts : 2,5 km

 

La durée du parcours peut osciller entre 2 heures et demie et 4 heures, selon le rythme et si vous faites les activités recommandées. Si vous voulez, vous pouvez faire la route en une seule journée : il existe une zone habilitée pour y faire un pique-nique.

Le chemin n’est pas circulaire : il vous faudra revenir au même endroit où vous aurez laissé la voiture. Si vous utilisez deux véhicules, vous trouverez plusieurs sorties au long du parcours : le peuple de Llorts, la borda Vilaró, Arans et la Cortinada.

Vous trouverez plusieurs sculptures au long du chemin :

la Massana et Ordino

Més detalls

Farga Rossell

Tél. : (+376) 835 852

fargarossell@govern.ad

www.museus.ad

Centrale de réservations

Tél. : (+376) 839 760

museusandorra@gmail.com

www.museus.ad

Office de Tourisme d’Ordino

Tél. : (+376) 878 173

ot@ordino.ad

www.ordino.ad

Certaines des infrastructures qui forment l’itinéraire sont fermées à certains moments de l’année, tandis que d’autres ne peuvent être visitées qu’avec une réservation préalable. Nous vous recommandons donc de vous informer des horaires et des jours d’ouverture avant votre visite.

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